[Interview] Découvrez Aura Ray et son Facebook book

Aura Ray

Aura Ray, inaugure la première interview sur le Blog, j’avais prévu de parler de plein de choses dans ce « chapeau » mais vu cette interview très complète (il est bavard, le bougre^^), je peux me permettre d’en mettre un minimum.
Pour la petite histoire, pour son deuxième livre, cet auteur, et son cousin, ont eu l’idée originale de publier tous ses statuts Facebook de 2009 à 2014 dans un style comme il le dit lui-même « poéticomique » 😉

Et maintenant place (et il en faut) à Aura Ray !!!

Bonjour Aura Ray, ton cousin et toi avez sorti cette année un livre de vos statuts Facebook, idée geek osée et originale, peux-tu nous en dire plus ?

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (7)Salut Ju2x ! C’est un plaisir de répondre à tes questions ! D’autant plus que c’est la première interview qui m’est soumise pour le Facebook Book, sur internet en tout cas…

Tout a commencé en 2008, année pendant laquelle j’ai fait mes premiers pas sur le site. J’étais un peu en retard par rapport à la plupart de mes connaissances – connectées s’entend –, non pas que j’étais foncièrement réfractaire, mais je me rappelle avoir ressenti un peu de méfiance au début, peut-être ne voyais-je pas l’intérêt, notamment par rapport à la teneur des statuts postés alors (Cela a-t-il changé depuis ? Je ne veux pas gâcher le suspense de ta 3e question ! 🙂 ) (Je préviens, j’ai une panoplie de smileys qui se monte à environ trois unités).

Toujours est-il que j’ai fini par rejoindre la cohorte et qu’il a fallu que je poste un premier statut, qui était je crois : « Aura Ray est en train de taper ce qu’il fait sur son clavier » (En réalité j’ai toujours posté mes statuts sous mon vrai nom jusqu’à maintenant, mais vu que je les utilise ensuite sous le nom d’Aura Ray…) Dès le début, je n’ai donc conservé que l’aspect délirant, décalé, absurde dans ce que je cherchais à exprimer. Pendant quelques semaines, j’ai posté quelques messages de ce type, moquant un peu le fait de raconter strictement sa vie sans la moindre dose de recul (C’est vrai quoi, « J’ai fait des gaufres. », c’est un peu stérile non ? « J’ai fait des gaufres. Quelqu’un en veut ? », c’est quand même plus convivial… Même si on habite à l’autre bout de la France voire à l’étranger…)

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (1)Très vite, je me suis mis à partager des petites brèves rebondissant sur l’actualité ou sur les petites anecdotes de mon quotidien. La constante : les jeux de mots en force ! Eux qui m’accompagnent depuis ma plus tendre enfance (quiconque m’a déjà croisé plus d’une minute trente sait de quoi je parle, n’est-ce pas ? 😉 ) (Oups, deuxième smiley, j’épuise mon stock), je ne pouvais décemment me décider à les laisser sur le bord de la route… Et surtout, je ne sais pas faire sans eux ! J’ai donc pris le pli de communiquer de plus en plus régulièrement et au fur et à mesure, l’idée d’un recueil a fait son chemin.

Le cousin dont je suis le plus proche, pas forcément très connecté au demeurant, a passé pas mal de temps à l’étranger à l’époque (ses colocs ont même cru qu’il était mort dans le tremblement de terre qui avait secoué le Chili aux alentours de 2010, ils n’arrivaient pas à ouvrir la porte de sa chambre, or il était sorti fêter son départ cette nuit-là, d’ailleurs, il avait été refoulé d’une boîte parce qu’il avait un maillot du Chili, jugé trop patriotique, la boîte s’est écroulée une heure après) ; il a alors utilisé Facebook pour garder le contact avec ses potes et la famille en France, mais les chiens ne faisant pas des chats, et les cousins des chiens étant rarement des chats, lui non plus n’a jamais été foutu de claquer un statut sérieux pendant toute la durée de son exil. À partir de ce constat, ça m’a paru évident de lui proposer de se greffer au projet.

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (3)Comme je suis un faux-geek (là non plus, je ne veux pas galvauder la question à ce sujet donc je ne vais pas m’étendre sur le problème), j’ai galéré dans les règles de l’art pour tout mettre en page, et le retard s’est progressivement compté en années. Au final, j’ai utilisé ce « détail » pour garder l’idée d’un quinquennat, ce qui a fait que le Facebook Book s’est avéré relater 5 ans de Ray public, couvrant la période de 2009 à 2014.

J’aurais pourtant dû avoir tiré les leçons de mes soucis d’informatique pour mon premier bouquin (Réflexions sur le Monde moderne et les Cacahuètes, un recueil poéticomique de 27 textes dont les premiers avaient initialement vu le jour sur un blog créé pour l’occasion, Grankadmaleur), mais du temps s’était écoulé entre les deux aventures et ma mémoire sélective n’avait pas jugé bon de retenir la marche à suivre pour éviter qu’un livre entier se décale dès qu’on passe une ligne !

Pour être tout-à-fait complet, je résume en quelques mots (oui, je sais faire ça, je ne suis pas toujours aussi bavard que ce que je vous ai montré jusque-là !) le contenu du Book : il se compose donc de mes statuts sur la période de 2009 à 2014 (avec en prime de nombreuses perles de mes élèves – je suis professeur d’anglais en collège –), d’un petit aparté relatant les petites anecdotes de ma fille de sa naissance à ses cinq ans, de ma partie régionaliste sur le Nord-Pas-de-Calais puis Rico Ray aka « Le Couz » prend la main et nous fait marrer comme des bossus croisant un chameau communiste, ce sur une quarantaine de pages, conclues en beauté par une nouvelle touche locale (NPDC Forever !) et des souvenirs émus de l’Âge d’or du tournoi de foot en salle de Rang-du-Fliers (62) !

Pourquoi un réseau social ? Pour pouvoir tester tout de suite les répliques ?

Comme on l’aura compris avec le petit ( 🙂 ) résumé qui précède, tout s’est effectué au fur et à mesure, l’idée du projet a mûri progressivement. Ce n’était donc pas intentionnel à l’origine, néanmoins le support s’est effectivement révélé idéal pour tester ces petites (euh… Pas toujours…) brèves (pas toujours non plus, du coup ! 😉 ) (J’avais prévenu pour les smileys !). Le principe du réseau social aide à se remettre en question selon les réactions des potes, dithyrambiques, comme disait le grand Kurt Rambik du temps où il jouait aux Nirvana Lakers, ou plus mitigées, voire perplexes. Et pour reprendre le « tout de suite » de ta question, là aussi, c’est vrai qu’on n’a pas besoin d’attendre longtemps pour se faire une idée, même si les « likes » (ou leur absence) ne sont pas toujours des gages de qualité (ou de médiocrité) : essayez de poster un statut à 6h40, puis postez le même un mois plus tard à 18h40, vous verrez la différence. Un statut posté à l’aube ne touchera que les facteurs, et ils ont autre chose à faire à cette heure-là (j’ai pratiqué cette activité six années durant dans mon « jeune temps ») ou les employés de la voirie et là, pour le coup, vous avez de grands risques qu’ils l’emportent avec eux dans leur benne. Moralité, un statut posté trop tôt est voué à une mort certaine (sauf s’il est accompagné d’une sacro-sainte photo… Là c’est le jackpot !)
En tout cas, ça apprend à s’auto-censurer, à sélectionner ce qui vaut vraiment le coup d’être posté, bref à séparer le bon grain de l’ivraie et le bon grain du bourg, sous peine de se prendre un coup de pelle !

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Comment fais-tu pour trouver toute cette inspiration ?

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (2)Heureusement, je ne me creuse pas les méninges pendant des heures, la tête entre les mains en train de parler tout seul, pour sortir deux ou trois jeux de mots. C’est déjà particulier de vivre avec moi, là je crois que ça deviendrait insupportable ! En fait, je suis comme ça depuis tout petit, amoureux des mots, énorme lecteur (Merci Maman ! <3) – Ça y est, j’ai fait le tour de ma panoplie de smileys ! – Et mon père n’était pas en reste non plus, notamment sur le plan de la dérision, mais aussi de l’orthographe, et il m’expliquait les mots nouveaux), j’ai des souvenirs de pâte à modeler, de pâte slim surtout, mais ce que je maniais le plus souvent et le plus facilement, ce que je tordais dans tous les sens pour créer des choses, c’étaient les mots.
Arrivé à l’âge « adulte » (?) et une fois entré dans la vie active, il m’a fallu quelques années pour m’y  mettre « officiellement » (les jeux de mots ne m’ayant jamais quitté… Impossible…) sur un blog accueillant mon premier texte, « Le Sonneur nocturne » (rapport à la soirée très arrosée de la veille et au fait que j’ai sonné chez mon pote Kev à 6h du mat’ sur le chemin du retour 🙂 ), un soir de décembre 2006. J’ai eu une révélation au réveil (en plus de la traditionnelle gueule de bois carabinée), j’ai allumé mon ordi et j’ai enquillé les vers (le poème traite notamment de l’association vers/verres), avant de partir péniblement jouer un match de basket. Ça va donc bientôt faire dix ans que je m’adonne à cette activité cérébralo-prise de tête (pour mes interlocuteurs surtout !)… Même si officieusement ça fait plus de trente ans !
Sur le plan du contenu à proprement parler, les actualités (et la société dans son ensemble) sont tellement ahurissantes qu’il est plus qu’aisé d’en parler sous un angle satirique. J’ai l’impression de ne voir que ça, ce qui déconne, ce qui cloche, surtout pour la politique… De la même façon, les petits événements de notre quotidien sont souvent cocasses (Tiens, ça doit bien faire sept ans que je n’ai pas employé cette expression…) et ne demandent qu’à être relatés sous un angle un peu impertinent ou déjanté.
Après, il ne « reste plus » que la partie jeux de mots, mais comme je l’ai expliqué auparavant et comme son nom l’indique, pour moi, c’est avant tout un jeu ! Tenter de rebondir sur une situation en détournant les mots, en tissant un lien entre ces jeux de mots pour obtenir un message finalement cohérent, même si parodique, et divertissant, si possible.

En 5 ans de statut, quelle est ta vision de l’évolution du réseau ?

Après un an ou deux de publications de statuts, l’idée du bouquin avait fait son chemin et ne demandait qu’à être concrétisée, mais mon retard récurrent à avancer dans la finalisation du livre m’amenait à penser que j’allais louper le coche, que Facebook allait bientôt péricliter (c’est ce qui se disait beaucoup à un moment, il y a quelques années) et que l’intérêt d’un livre « étiqueté » FB serait de plus en plus limité au fur et à mesure que le temps allait passer… Twitter était supposé supplanter Facebook et le relayer au rang de vieillerie, de site « has been », à la « myspace » par exemple.

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (8)Finalement, les gens ont continué à échanger de manière abondante sur FB, qui a tout sauf disparu de la carte. C’est devenu un passage obligé pour la communication des politiques ou des artistes ; les groupes de musique, par exemple, ne prennent parfois plus la peine de créer un site officiel (potentiellement onéreux) et se contentent de proposer leurs news, liens, vidéos via la plate-forme de Mark Zuckerberg.

Cependant, pour ce qui est de l’évolution du réseau, des discussions qui y sont tenues, la situation n’est guère reluisante. La banalité latente qui dominait il y a cinq ou six ans fait toujours la loi à l’heure actuelle, mais en bonus, depuis un ou deux an(s), on a désormais droit à un déversement de bile pachydermique, à un cortège de récriminations de tous bords (argent, emploi, politique, immigration, éducation…) souvent dénuées de fondements car émises à chaud, sous le coup de la déception, du désenchantement et de la colère. Les réseaux sociaux sont régis par la vitesse d’exécution et n’encouragent pas vraiment les gens à prendre le temps de la réflexion, donc une partie des internautes laissent libre cours à leurs rancœurs sans veiller à mesurer leurs propos. Bienvenue au royaume de la surenchère, des infos non vérifiées crues sur parole et immédiatement recrachées en jets avant même d’être digérées . Quoi de mal à ça après tout, le nombre de « likes » me montrent que je n’ai pas tort puisque je ne suis pas seul(e) à le penser…
À l’instant où je réponds à ta question, on apprend les détails des attentats de Paris du 13 novembre. Je ne suis pas pressé de parcourir mon mur FB ce week-end…
Bref, Facebook, un reflet de la société ? Oui, c’est un miroir non pas déformant, mais grossissant de ce que les gens (qui l’utilisent !) pensent généralement tout bas, ils ont trouvé là un sacré défouloir et lieu de propagande…
Et bien souvent, ça fait peur ! Même si personne ne conteste le fait que des (sérieux) problèmes existent en France…

Finalement, l’absurde + culture + actu + jeux de mots, c’est le bon cocktail ?

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (10)Pour moi en tous cas, sans aucun doute !;) L’absurde, les jeux de mots, l’ironie, le recul en somme, m’ont toujours permis de me préserver des difficultés, des problèmes (notamment ceux qui minent les personnes évoquées dans la question précédente), des conflits, de pouvoir relativiser les tensions, mieux les affronter ou simplement les contourner ou les oublier.
Alors si c’est bon pour moi, pourquoi ça ne le serait pas pour les autres ? Je reprends ton terme de « cocktail » qui me semble très approprié, un mélange, une mixture préparée pour faire plaisir à tout le monde, quelque chose de frais, affichant une myriade de couleurs, qui t’encourage à sourire et à t’évader un peu… Oui, je valide ! 🙂

Les jeux de mots, c’est assez universel et ça plaît à beaucoup de monde.

L’absurde, c’est une façon (très efficace) de se désolidariser du monde réel, de sa monotonie, de ses dérives ou des deux, et de se créer son univers… « Qui m’aime me suive », ou plutôt, ici, « Qui aime délirer me suive »… Tu rallies tous ceux qui n’ont pas envie de suivre le troupeau, les diktats conformistes et soporifiques de l’âge adulte, à ta cause déjantée, barrée. Du fun, du fun, du fun (oui, j’ai été bercé par TF1 petit puis par les parodies des Guignols !)… Rien de mieux pour RELATIVISER la merde qui t’entoure, les merdes qui t’arrivent.
La culture, c’est nécessaire, car l’humour a besoin d’un terreau dans lequel tirer ses racines ; faire rire à base de rien, faut s’appeler Courtemanche et être capable de se démantibuler la mâchoire comme un dieu (et encore, c’est beaucoup de boulot/d’entraînement !). « Moins tu en as, plus tu l’étales » : tu trouveras toujours dix fois plus érudit que toi donc l’essentiel est d’utiliser la tienne à bon escient ; la culture, ce n’est pas un fin en soi, c’est un moyen (ici, de s’amuser).

Et pour ce qui est de l’actu, c’est l’indispensable complément de la culture dans ce que j’essaie de faire, ne serait-ce que pour tenter (un tant soit peu) de proposer quelque chose de nouveau : s’il y a bien une chose que Pierre Dac, Desproges ou Coluche n’ont jamais fait, c’est bien de parler de 2015… D’un côté, on sait que l’Histoire se répète, inlassablement, donc la plupart de leurs vannes n’ont pas pris une ride, mais d’un autre côté, ils n’ont pas pu se gaver sur Nadine Morano, sur les téléteubés de Secret Story ou sur les crises d’épilepsie causées par les confiscations de smartphones en milieu scolaire.

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Que penses-tu du monde de l’édition pour les auteurs qui souhaitent se lancer, quelle a été ton expérience ?

Pour l’instant, j’ai eu à chaque fois recours à l’auto-édition, dans des conditions diverses.

Pour mon premier livre, Réflexions sur le Monde moderne et les Cacahuètes, sorti en 2008, les éditeurs dits « classiques », c’est-à-dire ceux qui vont s’occuper de votre bouquin, le diffuser à l’échelle nationale, faire la promo, etc, n’ont pas retenu mon projet et le livre est finalement sorti aux Éditions le Manuscrit. C’était très moyen car les marges étaient très faibles entre le prix d’achat pour moi (avec de gros frais de port !)  et le prix auquel je pouvais le vendre (à peine 2€ d’écart), et je ne parle pas de vente en magasin car, étant donné qu’il n’avait pas de numéro ISBN, les responsables des espaces culturels ne pouvaient tout simplement pas les mettre en rayon, même en dépôt-vente. Heureusement, j’ai pu bénéficier du soutien d’Arno et Nico du Hijack, café culturel bien connu sur Boulogne/Mer, et de Mme Cazier, qui tient la Maison de la Presse de Berck ; le livre était donc disponible dans ces points de vente.

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (5)Pour ce qui concerne le Facebook Book, c’est un degré supérieur de confort pour moi, même s’il n’est toujours pas envisageable de gagner de l’argent de cette manière. Les marges sont justes plus importantes et je peux rentrer dans mes frais, enfin, je pourrais le faire si j’étais un peu plus carré 🙂 . N’ayant pas envoyé de manuscrit postal aux éditeurs, je n’ai donc contacté que ceux qui acceptaient les fichiers, sans succès, et ce sont les Éditions du Net qui se sont chargés de la réalisation du projet. Leur façon de faire est pratique, ils sont très ouverts quant à l’acceptation des manuscrits (ce qui semble logique vu que ce sont surtout les auteurs qui, la plupart du temps, vont commander puis distribuer les livres), il faut juste respecter la mise en page demandée. Les marges pour l’auteur sont plus intéressantes donc s’il parvient à promouvoir son livre et à créer un petit engouement autour de ce dernier, il n’est pas impossible pour lui de s’en tirer honorablement. Néanmoins, tant que son œuvre ne sera pas proposée dans un maximum de points de vente, cela ne changera pas grand-chose à la donne, il ne pourra escompter qu’un succès d’estime.

A moins de passer son temps à défendre son livre, notamment via les réseaux sociaux, et à le présenter inlassablement aux acteurs du monde de la distribution, le recours à l’auto-édition ne peut être considéré que comme une passerelle, un tremplin vers l’édition dite classique, en attendant de se faire repérer. Ceci dit, cela peut également être une fin en soi si votre seul objectif est de disposer de l’objet à proprement parler, et d’avoir la possibilité d’en commander des exemplaires si besoin.

Un prochain projet ?

Oui, le seul problème avec ta question, c’est le « un », j’ai beaucoup d’idées mais il va falloir que je me commande une organisation digne de ce nom (heureusement c’est bientôt noël) car rien que pour les bouquins j’ai facilement une dizaine de projets. Seulement, j’ai également un 2ème enfant qui arrive au début de l’année donc il va falloir faire des choix, établir des hiérarchies, des priorités (je parle de l’écriture seulement, pas du bébé 🙂 ). J’ai promis un roman à ma chérie depuis  très longtemps donc si j’étais logique et que je voulais éviter d’être stigmatisé quand j’écris (au lieu de changer des couches ou autre), je m’attellerais à cette tâche en premier, mais la trame et même le style ne sont pas encore clairement définis, du coup ce sera compliqué. C’est beaucoup plus clair pour les autres bouquins à venir : un recueil de portraits barrés à la De Groodt (une dizaine d’entre eux sont d’ores et déjà visibles sur la Rayplique), un hommage sous forme de faux plagiat à tous les grands humoristes, dialoguistes, acteurs comiques du passé (pas forcément très lointain, le passé…), des perles d’élèves, un abécédaire sur l’Éducation nationale, un livre de fausses citations, j’aurais aimé travailler sur une BD aussi, des détournements de photos, etc, des ouvrages sur le Nord Pas-de-Calais… Sans oublier les suites de Réflexions et du FB Book (pour ce dernier les Cinglantes Nuisances de Ray – 50 statuts 2015 – ont été envoyées aux éditeurs…)

Bref (??), comme tu peux le voir, ça se bouscule au portillon ! La trame commune de tout cela, évidemment, c’est l’humour ! Néanmoins, pour le roman (et peut-être pour un autre roman policier qui serait basé dans le Nord), l’aspect humoristique serait au mieux sous-jacent, en filigrane, en… (Attends, je cherche dans ma base de données perso de mots compliqués 🙂 ) C’est certainement pour cette raison que j’ai plus de mal qu’avec le reste : pour moi c’est Rendez-vous en Terre inconnue !

Mis à part ces quelques petits pamphlets dont la liste commence à amphlet, j’aimerais créer une série de t-shirts avec des slogans originaux, malheureusement là non plus je ne suis pas expert, et comme je suis futur père (à nouveau) mon temps va être drastiquement compté désormais…

Où peut-on trouver vos livres ?

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Je reprends brièvement ce que j’ai expliqué un peu au-dessus :

– Fnac de Boulogne-sur-Mer 62 (rue Faidherbe)
– Maison de la Presse de Berck-sur-Mer 62 (rue Carnot)
– Bibliothèques (Campagne-les-Hesdin, bientôt Boulogne-sur-Mer…)

– Sur internet, via la Fnac, Amazon, Decitre (je ne connais pas mais je sais que ça fait partie du package) et à la maison-mère les Éditions du Net… Certainement ailleurs aussi, j’imagine…

– En passant par moi, pour avoir une formidable dédicace par exemple, qui multiplierait la valeur de votre livre par π ! Mais il faut venir sur Boulogne-sur-Mer et il y a pas mal de vent en ce moment.

Qu’aimes-tu dans le monde « Geek » ? Les réseaux sociaux, ça on sait, mais quoi d’autre ?

Aura_ray_facebook_book_simplecommegeek_net_ (4)Et bien, rien qu’en me baladant sur les pages de Simple Comme Geek j’ai retrouvé mes jambes de vingt ans, pour ma part je suis surtout branché vieux jeux vidéos. Je ne suis pas spécialement un adepte de « retrogaming », c’est juste que j’ai une super NES et que je l’ai redescendu pour jouer avec ma fille, pour lui montrer ce qu’un vrai jeu était ! 😉 Et puis la Wii c’est fatigant quand même ! (Comment ça c’est vieux aussi la Wii ??).
Dans ce domaine c’est vraiment par période chez moi, par exemple il ne me reste que deux jeux sur la SNES, Super Mario et Super Tennis (qui sont super, heureusement… Allez hop, encore un sourieur 🙂 ) Et je ne te parle même pas de la Game Boy (bon, ok, deux-trois lignes alors), mon autre console culte (ma première, ça ne s’oublie pas, le temps passé dessus aurait suffit à construire le Taj Mahal à Manu) (c’est un pote qui a des répliques, entre Rayplicants on se comprend…), je n’avais plus rien pendant des années, j’avais racheté la console et une vingtaine de jeux sur Priceminister, puis finalement tout revendu l’an dernier pour cause de chômage technique de la console. Et maintenant, je te le donne en mille, j’aimerais récupérer tout ce  beau monde, surtout depuis que j’ai ressorti la SNES et vu le fameux adaptateur pour jeux Game Boy au Easy Cash du coin !

Pour le reste, je ne sais pas si je suis un geek mais on me dit souvent que je « geeke » beaucoup, donc si j’additionne « souvent » et « beaucoup » j’imagine que je fais partie de la caste (de rêve !)
A mon corps défendant (pas « corset fendant », ça c’est dans le portrait de Nabilla), j’utilise pas mal mon smartphone ou mon ordi pour vérifier des infos par rapport à ce qui me vient en tête pour mes statuts, ainsi que l’orthographe, des points de grammaire… Ajoute à ça le temps passé sur la Rayplique, sur Albacore aussi, mon zine de métal, qu’il faut bien remplir (avec beaucoup de liens trouvés sur le net !), les résultats de sport, un peu de vrai « geekage » sur Facebook…

Du coup, à la maison tu trouves tous les formats d’ordi, smartphone, tablette, netbook, ordi portable, ordi familial, mais rien qui puisse faire rêver un initié, bien au contraire, si j’en invite à boire le thé il va s’étouffer avec en voyant les appareils ! Je fais aussi dans le retro computer !! 🙂

Le mot de la fin M Aura Ray ?

Bah écoute Ju, c’était super sympa de pouvoir disserter de long en large grâce à tes questions, d’habitude je le fais en live, à l’oral ! 🙂 Le fait que ce soit pour un blog comme Simple Comme Geek permet de voir les choses différemment, de les aborder sous un autre angle. Un grand merci à toi, j’espère que je ne vous ai pas ensevelis avec les quelques petits détails donnés dans cette intie !!

Je te dis à bientôt en vrai car le monde virtuel c’est bien, mais boire un café crème ensemble ou se pousser dans des concerts de jazz blanc en se racontant des blagues beiges c’est pas mal non plus !

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Aura Ray

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1 réponse

  1. 16 juin 2016

    […] ben oui, c’est vrai, je t’explique. Il y a quelques mois, j’ai fait l’interview d’Aura Ray sur le blog que je t’invite à relire (Prends ton temps, il est bavard le bougre […]

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