G a vu : « Independence Day Resurgence »

Bin oui, me revoilà ! Et comme d’habitude, je me suis laissé tenté par le blockbuster du moment et, comme d’habitude, je suis venu vous donner mon avis sur ce… sur cette… enfin, vous verrez quoi !

Il y a 20 ans, les grands et méchants extraterrestres de Roland Emmerich avaient traversé l’espace intersidéral à bord de gigantesques vaisseaux ultra futuristes pour tomber, face à un ingénieur écolo muni d’un ordi appeul, à un pilote tête brûlée (sans mauvais jeu de mot) et à un président américain, qui prouvaient qu’il faut toujours être américain pour sauver le monde… Cet été, les méchants et grands E.T. sont de retour et, devinez quoi ?! , il va encore falloir faire face à de la menace du feu de Dieu ! Petit retour sur mon visionnage d’Independence Day Resurgence…

La fin du monde a lieu en France

Pour les ignorants et les moins de 20 ans…

Petit résumé du premier film : Il était une fois une planète bleue qui, extraordinairement, avait attisé la convoitise d’une race d’extraterrestres belliqueux, désireux de se choper un nouveau pied-à-terre dans le système solaire. Sur cette planète vivaient 3 mecs et demi (j’expliquerai le demi après) qui avaient pour destin de montrer qu’on peut pirater un ordi de l’espace avec une bouse archi rétro, de pécho la fille sexy gagnante du jeu ninja warrior, et accessoirement de sauver le monde. Les 3 mecs (et d’autres survivants à la première attaque mais qui ne comptent pas finalement) se rejoignent sur la base 51, la célèbre base top secrète américaine, où ils organisent à coup de morse une contre attaque mondiale lors de laquelle le dernier demi mec (le voilà) se sacrifie pour porter un coup fatal à la flotte alien tout en jetant les bases d’un humour décalé qui lui aura survécu dans le deuxième film…

Etant un très beau plaidoyer pour le patriotisme américain, ce film avait naturellement connu un franc succès mondial et, je dois l’admettre, je l’avais kiffé grave ! (Ok, j’avais 16 ans, mais quand même!)

C’est parti pour Independence Day Resurgence…

Le film démarre donc sur la fameuse scène du discours improvisé du président Whitmore dans le premier opus. Vous vous souvenez ? C’est la super scène où le gars chope un mégaphone pour galvaniser ses troupes réunies devant lui, prêtes à combattre des vaisseaux de l’espace avec 3 uzis et 2 lance pierres. Y’a juste un truc qui m’a chiffonné : comment ça s’est-y foutu pour que des aliens à l’autre bout de l’univers aient capté le discours sur leurs écrans alors que le moment n’était pas filmé ?… Passons…

Independence Day Resurgence

On enchaîne sur une super scène 3D vachement pas réaliste lors de laquelle on apprend que durant les 20 ans qui ont suivi, la Terre a connu une période de paix et de communion (que c’est beau!) lors de laquelle les technologies (qui ne marchaient que grâce à la présence du vaisseau mère détruit) avaient été récupérées et intégrées aux machines et constructions humaines…

Independence Day Resurgence

Mouais… M. Emmerich, attention là !…

Arrive enfin la scène où on apprend que maintenant c’est une présidente qui se charge de gérer la Terre, que la fille de l’ancien président est devenue conseillère de ladite présidente et, vite fait, que Will Smith est mort et que son fiston (adoptif) tient vachement de son père. Pendant ce temps là, Jeff Goldblum, le geek sauveur de monde, est devenu le directeur de la section scientifique de service et est parti étudier les aliens au fin fond du Zimbabwe (ouais au bout de 20 ans, il a encore des trucs à piger).

Je dois dire qu’à ce moment là, j’étais déjà perdu ! Si le premier film reposait beaucoup sur l’affrontement et le décalage entre les technologies terriennes et aliens, là, on a pris le contre-pied complet et un poil abusé sur l’évolution des véhicules et autres moyens de « défense » terrestres…. Ok, ça, ça passe encore. Mais alors, qu’on nomme une femme pour prendre des décisions de crise ?! Ça, non ! Pas réaliste !.. (Qui a dit sexiste ?.. )

Et ça continue…

Bref, sans rentrer dans le détail (en même temps, y’en a pas énorme), un jour, y’a un gros astronef qui débarque prêt de la base lunaire de défense ultramoderne. Sous le coup de la surprise et de la peur, les scientifiques déclarent que ça ne ressemble pas du tout aux anciens modèles de vaisseaux ennemis et que ça doit être une nouvelle race… « Ok, dans le doute, on les défonce ! » Après ça, un ultra-méga-hyper-giga-grand vaisseau de vrais méchants arrive sur Terre pour exploser tout le monde.

Independence Day Resurgence

Sur ce, s’enchaînent toute une série de scène plus explosives et invraisemblables les unes que les autres, où les anciens héros prouvent qu’ils sont encore des héros, où les nouveaux venus, descendants de héros ou désireux d’être des héros, prouvent qu’ils sont bien des héros et où les anciens geeks montrent qu’ils sont restés des geeks… Tout ça sur fond mystico-héroïque… Au final, on assiste, impuissant, à un film d’une linéarité et d’une énormité rares…

Si quelqu’un peut m’expliquer comment ça se fait que les vaisseaux aliens super modernes doivent shooter 40 fois sur un vaisseau humain pour l’exploser alors que les vaisseaux humains tirent une ou deux pastilles pour dégommer un chasseur ultra-rapide et ultra-résistant….

L’histoire est simple mais c’est fait pour non ?…

Une fois de plus, il faut se rappeler que ce film sort en été, au moment où le cerveau, fatigué d’une année de boulot (ou de chomdu), se met au repos et passe en mode plage – drague – boîte de nuit. Ouais, c’est vrai…

Mais y avait-il vraiment besoin de nous coller une histoire abracadabrante de nouvelle race extraterrestre venue nous apporter la panacée technologico-scientifique ? De reine des aliens gargantuesque ? De chef scientifique comateux qui se réveille toujours aussi atteint et épris de lapin ??? (pour ça, je vous laisse la surprise). Au cas où vous chercheriez la réponse, c’est non…

Les acteurs

Pour cette suite 20 ans après, le casting a changé pour moitié. Outre la jolie blonde, le bogoss, la petite asiatique et le sidekick rigolo de service, si transparents qu’on les oublie vite, on retrouve les anciens companieros pour ces 2 heures de soupe d’effets spéciaux.

Independence Day Resurgence

Perso, je suis fan de Jeff Goldblum depuis son rôle dans Jurassic Park (celui de 93, pas celui de 2015 hein !) et un peu aussi dans La Mouche. Du coup, j’étais heureux de le retrouver mais il faut admettre que même si le personnage a pris un bon coup de vieux physiquement, il a gardé son côté pataud qui, s’il lui donnait un certain charme dans le premier, le transforme en grand nigaud de ce film. A ses côtés, Bill Pullman passe une heure à chercher sa place, entre vieillard grabataire et pilote sauveur de l’humanité, tandis que Judd Hirsch, le drolatique père juif du premier opus, rajoute au film une dose d’humour pleine de fraîcheur et légèreté… ou plutôt de lourdeur à l’odeur de réchauffé…

Deux dernières dédicaces, pour Charlotte Gainsbourg, qu’on ne sait pas ce qu’elle vient faire dans ce film, et pour le duo seigneur de guerre noir / secrétaire warrior rigolo (désolé, je n’ai pas noté les noms). Pour ma part, je présume que leur présence étaient due à une histoire de quota ou de bankabilité….

Au final ce Independence Day Resurgence…

Independence Day Resurgence

Roland Emmerich l’avait annoncé : « Pas besoin d’avoir vu le premier opus pour apprécier ce film », pour ma part, je dirais qu’il vaut mieux ne pas avoir vu le premier pour apprécier le second, et encore… On nous a livré ici une soupe visuelle, si pleine de rythme qu’on en décroche rapidement et dans laquelle l’humour semble avoir été inséré à grands coups de masse. Un grand bravo à un réalisateur qui vient de prouver qu’on pouvait reprendre sa copie 20 ans après et la sacrifier au dieu Commerce. J’ai peur pour mon Stargate…

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