Insipide-Erman (critique The Amazing Spider Man 2)

Insipide-Erman

the_amazing_spider_man_2-simplecommegeekOn croyait difficile de faire plus mièvre que la première trilogie, Hollywood nous étonne à nouveau. Spiderman ou le retour des Bisounours ! Sortez la guimauve, petit retour à chaud.

Le film débute quelques mois après les événements du premier opus. Piteu’ Pa’keu’ est devenu un héros pour tous les New Yorkais, sautant de toit en toit pour sauver la veuve et … les chargements de plutonium ultra explosifs baladés en centre ville.
Petit rappel, à la fin du premier épisode (bin oui, c’est du cinéma Hollywoodien donc prévu pour autant de suites que le merchandising le permettra), Piteu’ avait promis au père de sa copine Gwen de ne plus la revoir pour ne pas la mettre en danger. Normal donc que dans les 5 minutes qui suivent le générique, on les retrouve à s’embrasser à la remise de leur diplôme. Pas grave, petite subtilité du scénario, le fantôme du défunt père jouera le rôle de conscience pour notre héros en collants.

Suivent alors 2h et quelques de je t’aime, moi non plus, un coup oui, un coup non, bref de l’eau de rose comme s’il en pleuvait !

Passons sur l’amourette (qui représente quand même les ¾ du film) pour arriver à l’histoire… Youhou, histoire où es-tu ??? Ah, ça y est ! La voilà : Bin oui, il n’y a rien ou presque dans ce film.

the_amazing_spider_man_2-simplecommegeek-maryjane

Et les vilains ?

Le méchant principal, campé par Jamie Fox, est au début invisible, sans personnalité mais dès le moment où il acquiert ses pouvoirs, il devient… la même chose mais qui luit dans la nuit. Ce méchant en recherche de reconnaissance est une caricature complète. Pas de désir de vengeance envers ceux qui l’ont ignoré, pas de volonté de choper la petite Gwen qui avait été gentille avec lui car, comme par hasard, ils bossaient au même endroit, rien de ce à quoi on a souvent droit. Juste une petite crise du style, « Ah, maintenant que je brille dans le noir, on fait enfin attention à moi… Oh, maintenant c’est Spiderman qui est à l’écran, bon bin je vais le tuer alors… » Tu parles d’un super vilain ! Je passerai sur le combat final épique (surtout aux yeux), dont mon neveu de 9 ans a tout de suite noté l’incohérence…

the_amazing_spider_man_2-simplecommegeek (4)

Méchant suivant, Harry Osborne. Bon, on avait découvert le personnage dans la première trilogie, avec un James Franco pas trop mauvais, et on espérait un Némésis aux épaules solides pour le tisseur de toile. Perdu. Nous voici donc face à un clone de Leonardo Di Carpaccio, ami de longue date de Piteu’ (oui, ils étaient amis enfants. Le gamin sans le sou du Bronx et le gosse de riche de Wall Street devaient sans doute faire leurs courses au même Monoprix), agitant sa mèche folle en cherchant urgemment un remède à la maladie qui devrait le tuer d’ici 15 ou 20 ans… Mouais.. Bof..

The-Amazing-Spider-Man-2-simplecommegeek-osborne

Dernier méchant, Dimitriev Popovitch, ou un nom du genre, alias le Rhino. Campé par Paul Giamatti, dont je me souviens plus dans des rôles de looser poissard, pas très crédible en gros méchant pilote de tank sur pattes.
Rapide aparté sur l’apparition de Colm Feore, habituel méchant de seconde zone, dont on sait dès le début qu’il va faire de vilaines, vilaines choses…

the_amazing_spider_man_2-simplecommegeek-Rhino

Et l’histoire finalement ?

the_amazing_spider_man_2-simplecommegeek-2Revenons maintenant sur le traitement. L’histoire de la famille Pa’keu’, dont le début nous promet de nouvelles éclaircies, passe très vite à la trappe. Entre deux mièvreries, on nous sert d’énormes longueurs avant de nous montrer quelques acrobaties Spideristiques. Restent quelques scènes assez amusantes, moments ordinaires de la vie du super-héros, entre le réveil difficile et le lavage de sa super combinaison… Pour éviter le spoil, je ne dévoilerai pas la fin du film mais sachez que cette scène à elle seule justifie le côté bisounours dont j’ai accusé le film.

 

En bref, on m’a dit que ce film se posait comme une transition dans la vie du héros mais pour moi, une transition, ça dure 5 ou 10 minutes, pas 2h20 ! The Amazing Spider man 2 se pose ici comme un film de super héros sans super héros ou presque, dans la même veine que Godzilla (si vous souhaitez lire ma critique, c’est ici).

[ideabox] N’hésitez pas à laisser des commentaires constructifs, à vous abonner à notre page Facebook et à partager les articles ! Ça fait beaucoup de choses, je sais ^^[/ideabox]

Affiche, photos, images : Columbia picture, Marvel

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *